Bio c' Bon accélère sur la livraison express pour ses clients franciliens

Alors que le partenariat entre Bio c’ Bon et Amazon pour livrer ses clients en une heure a pris fin l’été dernier, l’enseigne spécialisée dans les produits bio revient sur le devant de la scène avec son propre service de livraison express. Interview de Frank Chastanet, directeur commercial de Bio c’ Bon.

Article extrait de la newsletter du 13 février 2020

Le distributeur spécialisé dans les produits biologiques a discrètement lancé son service de livraison en une heure pour ses clients résidant en Ile-de-France. Bio c’ bon rejoint ainsi Naturalia – qui s’est adossé à Amazon de la même manière que Bio c’ Bon l’avait fait avant lui -, et plus récemment Greenweez, dans la course à la livraison express des Franciliens.
 
Pour Plan B(io), Frank Chastanet, directeur commercial de Bio c’ Bon a accepté de détailler la stratégie mise en place autour de cette nouvelle initiative.
 
 
 

En quoi consiste le nouveau service de livraison que Bio c’ Bon a mis en place ?

Frank Chastanet : C’est un service qui nous permet de livrer nos clients parisiens et de la petite couronne une heure après avoir passé commande, et cela, dès 10h du matin. Pour en bénéficier, il suffit de passer une commande d’un montant minimum de 30 euros et de faire partie des zones éligibles au service. La livraison est facturée 4,90 euros et devient gratuite dès lors que le montant du panier atteint 150 euros.
 

Pourquoi avoir déployé un tel service ?

F.C : Nous avons travaillé en partenariat avec Amazon pendant trois ans afin de proposer la livraison express au domicile de nos clients. Parallèlement, nous avons évidemment développé l’e-commerce mais aussi le click&collect à Paris, et le drive dans certaines villes de province. La fin de notre partenariat avec Amazon au mois d’août 2019, a accéléré notre décision de déployer notre propre service de livraison express à Paris, et dans une dizaine de villes de la petite couronne. Ce que nous avons fait avec un pilote lancé dès le mois de septembre 2019.
 

Sur quelle organisation logistique s’appuie la livraison en une heure ?

F.C : Nous n’avons pas d’entrepôt dédié, le service s’appuie sur le ship-from-store (mode de livraison effectué à partir du réseau de points de vente physique du distributeur et non pas de sa plateforme d’entreposage, ndlr). Nous ne mobilisons pas l’ensemble des 70 magasins Bio c’ Bon installés en Île-de-France, mais uniquement 12 magasins. Nous les avons identifié et sélectionné pour leur emplacement géographique stratégique, l’espace en magasins disponible pour préparer les commandes, mais aussi pour leur capacité à absorber les hausses de trafic relatives aux commandes passées via le Web.
 

Quel prestataire se charge de livrer vos clients ?

F.C : Après avoir étudié différents prestataires, nous avons choisi la société Stuart, qui est capable de livrer très rapidement. Aussi, une grande partie des commandes est livrée à vélo, lorsque le poids des courses le permet.
 

Combien et quels type de produits composent l’offre proposée. Comment a-t-elle été élaborée ?

F.C : Il y a 2 000 produits éligibles à la livraison en une heure. Toutes les catégories de produits sont représentées, depuis les fruits et légumes, en passant par les produits frais, de l’épicerie, les produits ‘bien-être’, jusqu’au vrac. Pour construire cette sélection, nous nous sommes appuyés sur l’historique dont nous bénéficions grâce au partenariat avec Amazon. Nous faisons évoluer cette offre en fonction des tendances et évidemment, de ce qui marche le mieux et, a contrario, le moins bien. Par ailleurs, les prix des produits sont lissés. Autrement dit, peu importe le magasin à partir duquel les clients sont livrés, les prix sont identiques.
 

Quel modèle de répartition du chiffre d’affaires avez-vous choisi d’appliquer ?

F.C : Le chiffre d’affaires est naturellement reversé aux 12 magasins sur lesquels s’appuient sur le service. En effet, ce sont eux qui puisent dans leurs stocks, et ce sont leurs collaborateurs qui s’occupent de préparer les commandes.
 

Plus généralement, quelle place le digital tient-il dans la stratégie de l’enseigne ?

F.C : Développer la place du digital relève d’une volonté globale chez Bio c’ Bon. Nous proposons déjà le click & collect dans les magasins de centres-villes, et des drives pour les points de vente installés en province. Aussi, nous avons déployé le « scan&go » dans 12 magasins parisiens. Ce service ne représente pas une grosse partie du chiffre d’affaires, néanmoins il correspond à l’identité de l’enseigne qui consiste à « être le bon copain du client ». C’est aussi un bon moyen pour permettre à nos collaborateurs de libérer du temps afin de se concentrer sur le conseil, l’échange et la communication avec nos clients.
 

Que représente aujourd’hui l’e-commerce dans le chiffre d’affaires de Bio c’ Bon, et quel CA l’entreprise a-t-elle réalisé en 2019 ?

F.C : Le chiffre d’affaires de l’année 2019 n’est pas encore finalisé. Quant à l’e-commerce, son poids est encore minime dans l’activité globale de l’enseigne. Pour autant, nous sommes tout de même présents en e-commerce d’une part car c’est le sens de l’histoire, et d’autre part cela correspond à une vraie demande de nos clients. Par ailleurs, la part de l’e-commerce grandira dans l’activité de la société, lorsque nous déploierons la livraison en une heure dans les grandes villes de province ou nous sommes déjà installés. Ce qui devrait intervenir dans le courant de l’année.
 
Propos recueillis par François Deschamps