Transition alimentaire : les Français plébiscitent les produits locaux et bio

Pour les Français, consommation responsable rime avec local, bio, et emballages réduits. Pour la première édition de son baromètre consacré à la transition alimentaire, l’un des pionniers du commerce équitable, Max Havelaar, lève le voile sur les arbitrages qu’effectuent les Français au quotidien s’agissant de leurs achats alimentaires.

Une prise de conscience en voie de démocratisation, vectrice de changements profonds pour la physionomie de la société française. La consommation responsable fait, désormais, bel et bien partie des facteurs d’arbitrage des Français lorsqu’ils effectuent des achats. Mais quelle forme revêt-elle concrètement dans leur esprit ? Quels critères de « responsabilité » ont le plus d’importance à leurs yeux lorsqu’ils achètent des produits alimentaires ? La marque de commerce équitable Max Havelaar, a tenté d’y voir plus clair sur ces questions et a publié son premier baromètre consacré à la transition alimentaire, avec plusieurs éléments de réponse. « Ce baromètre a été crée car, dans une société de chiffres et de statistiques, nous devons aussi jouer ce jeu là, note Blaise Desbordes, directeur général de Max Havelaar France. Toutefois, si le combat écologique est essentiel, notre philosophie n’est pas d’opposer les piliers qui le composent ».

Réalisé par l’institut Opinion Way auprès d’un peu plus de 2 000 Français, le baromètre révèle en premier lieu que 8 Français sur 10 considèrent que l’alimentaire est le premier secteur pour lequel ils privilégient les produits dits « responsables ». Plus loin derrière, se trouvent l’hygiène et les cosmétiques, les produits d’entretien ou encore la mode. D’aucuns pourraient y voir là une marque culturelle, et peut-être auraient-ils raison. Quoi qu’il en soit, parmi les nombreux critères associés à la consommation responsable, la première position revient au caractère « local » des produits.

Produits biologiques : un choix en faveur de l’environnement

Une large majorité de Français consomment au moins une fois par mois des produits « Made in France » et régionaux (respectivement 82% et 76%). En troisième position figurent les produits identifiés comme contribuant à préserver l’environnement. Autrement dit, les produits biologiques. C’est pour cette raison que près de 6 Français sur 10 en consomment au moins une fois par mois, et près d’un tiers une fois par semaine. Juste après, se trouvent les produits sans emballage, suivi des produits issus du commerce équitable et bio. Autre enseignement fort de l’étude, « ce sont les femmes qui ont le plus modifié leur mode de consommation, et ce sont les plus jeunes qui soutiennent le plus les achats équitables », indique Éléonore Quarré, directrice d’études pour Opinion Way. « En outre, nous notons une participation significative des catégories populaires en faveur de la démocratisation de la consommation responsable ».

La consommation de produits responsables en progression d’une année à l’autre

Preuve que cette prise de conscience a commencé bien avant 2019 et qu’elle est amenée à durer, les Français ont été nombreux à accroître leur consommation de produits responsables par rapport à l’an passé. Par exemple, concernant les produits biologiques, 62% des personnes interrogées affirment en avoir consommé plus en 2019 que l’année dernière.

Des consommateurs sensibles à la cause des agriculteurs

Parmi les motivations incitant les Français à s’inscrire dans une démarche de consommation alimentaire « responsable », le soutien aux producteurs et aux agriculteurs est la première raison qui ressort. Près d’un Français sur 2 souhaitent ainsi contribuer à permettre aux producteurs de toucher une juste rémunération relative au travail qu’ils fournissent. Balayant ainsi l’idée reçue selon laquelle les Français s’inscriraient trop souvent dans une posture ‘d’agribashing’. Pour Blaise Desbordes, directeur général de Max Havelaar France, « l’importance que les Français portent à l’amélioration des conditions de travail des producteurs est le signe d’un basculement culturel dans les années à venir ».